Message d’un peuple intra-terre, le 23 novembre 2017
      « Nous sommes le peuple jaillissant sous les bois. Le peuple du sous-bois, le peuple sous la terre qui se cache au milieu des racines. Jaillissez en nous comme nous, nous jaillissons à travers la croûte terrestre. Nous sommes avides à présent de ressentir à nouveau cet air frais, cet air qui nous a tant manqué. Nous avons besoin, voyez-vous, de retrouver à nouveau cette vie si riche au-dessus de la terre, cette vie qui était la nôtre il y a, diantre, bien des éons*.
    Il y avait autrefois sur cette terre un peuple, notre peuple qui vivait au-dessus de la terre, mais rattaché aux racines des sous-bois, car à cette époque-là, il y avait des bois et des forêts et des arbres à perte de vue, à perte d’horizon. Et voyez-vous, ces forêts étaient pleines de joie et pleines de vie, elles étaient luxuriantes. Elles arrivaient à taper du pied et nous, nous arrivions à ressentir ces mouvements pénétrants dans la terre, au-dessus de la terre.
     Nous étions presque projetés en l’air tant les secousses était vivantes et tant les secousses était pénétrantes. Leurs vibrations nous animaient et nous étions ainsi animés par le sous-bois des arbres, par toute cette riche culture que nous étions ; car nous étions à la fois au-dessous et au-dessus. Nous avions à la fois l’air pour respirer et les racines pour nous ancrer. Nous étions de grands êtres, à peine visibles à l’œil nu. Mais nous étions de grands êtres et nous vivions de ces bois, de cet air pur et de tous ces nutriments qui nous étaient donnés d’une racine à une autre. Nous étions nourris tels un mammifère, nous étions allaités par ces bois, par ces forêts, par ces sous-bois.
     Alors à présent nous voudrions juste vous dire, vous, terrestres qu’il y a des lustres, nous étions là ; nous étions aussi, ici, sur terre parce que vous nous respectiez et à l’époque nous n’avions pas peur de vous. À présent, vous êtes si nombreux ; à présent vous êtes si amers, et acides pour nous. Vous pénétrez l’acidité qui vous pénètre à son tour et vous la rejetez dans l’atmosphère à gorge déployée.
    Nous ne pouvons rester avec vous. Nous ne pouvons vivre avec vous, mais nous avons à cœur de pouvoir le refaire à nouveau ; grâce à toi Marie-Line qui nous permet d’entendre nos voix, d’entendre nos racines, notre voix à travers nos racines. La description que tu peux faire de nous est bien correcte. C’est celle de racines sinueuses, de racines sinueuses telles vos arbres, vos plantes mais qui bougent à l’extérieur et nous sommes là à tapoter tels des danseurs, avides de l’ancrage sur terre et avides de lancer les bras vers le ciel, de les lancer vers l’infini afin que nos racines aussi s’imbibent de l’infini au cœur de la terre.
    Nous voulions juste vous faire un petit clin d’œil à travers toi Marie-Line et nous voulions juste vous dire combien nous aimons et nous chérissons tout ce peuple sous le bois car voyez-vous il existe encore quelques plans sous les bois où nous pouvons être encore tels des réfugiés dans ces blockhaus. Nous pouvons nous y réfugier car il y a encore certaines parties qui ne sont pas encore trop touchées par toute cette acidité qui pénètre au-dessus de la terre. Nous sommes là pour vous donner tout notre amour mais aussi pour vous donner notre voix afin que notre voix perce cette terre et arrive jusqu’à vous avant que vous nous fassiez trop de mal et que l’extinction de notre peuple arrive. Nous sommes là et nous sommes bien là ; alors prêtez nous attention. Gardez nous au creux de votre cœur, au creux de vos mains et au creux de vos yeux qui nous regardent sans nous voir ; car nous perçons parfois du bout du doigt cette croûte terrestre pour dire : « coucou, nous sommes là ! » ; mais ,voyez-vous, personne ne nous voit et personne ne nous entend. Nous sommes pourtant réellement bien là.
    La sidérurgie a causé tant de mal-être. La sidérurgie est à l’origine de toute cette pollution qui nous enterre encore plus profondément, plus profondément que vous pouvez le croire. La sidérurgie, c’est elle qui nous a sidéré*(dans le sens « anéanti »). Alors c’est à votre tour à présent d’être sidéré*(dans le sens « étonné ») par qui nous sommes, par notre voix, par notre présence. Mais ne prenez pas trop de temps à rester dans cette sidération. Il est temps que vous agissiez vous peuple terrestres afin de pouvoir restituer sur tous les plans l’espace et la pureté d’un air, la pureté d’une terre, et la pureté d’un environnement qui permettra à tous ces peuples de revenir peu à peu, timidement dans un premier temps, mais avec beaucoup plus d’aisance afin de vous permettre d’être entourés de tous nos bras, de toutes nos tentacules qui vous engloberont tel un nid douillet.
    Nous sommes infiniment reconnaissants de votre écoute et nous pointons du doigt, en vous mettant le point sur le I, nous pointons du doigt ce qu’il vous reste à faire afin de revenir vers nous et d’attirer à nouveau vers nous toutes ces belles parures qui vous entourent et dont vous n’avez même pas idée aussi. Ces peuples au-delà de la terre que vous appelez extra-terre et bien ce sont nos amis à nous les peuples intra-terre.
    Nous avions lorsque vous étiez moins nombreux et lorsque nous étions au-dessus de la terre des rapports beaucoup plus rapprochés, mais cette acidité enveloppante, cette acidité enveloppante qui n’est pas juste physique mais qui est sur tous les plans avec vos pensées, vos intentions et cette violence dans le cœur qui vous habite le plus souvent, eh bien, cette acidité et cette amertume empêchent aussi les peuples de pouvoir communiquer entre eux. Alors ce lien, nous avons hâte qu’il se rétablisse.
    Merci à toi, Merci à vous tous de nous permettre de rétablir ce lien entre tous.
Honneur à toi, honneur à vous. À la bonne heure pour tous.
Nous vous remercions »
Canalisé par Marie-Line Stephen
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